Burger vegan à Vegeta

Ce billet est garan­ti sans jeu de mots sur Dragon Ball.

L’adresse

Vegeta est au 16 Rue Saint-Augustin, métro Quatre sep­tembre. Juste à coté des Bols de Jean (très cool btw) et à la sor­tie du pas­sage Choiseul. C’est un de ces touts petits snacks ouverts juste à midi en semaine, où tu peux aller que si tu bosses dans le coin ou que tu as pris ta jour­née (MOI).

La carte

Vegeta pro­pose 4 bur­gers avec cha­cun un pat­ty dif­fé­rent : base blé + légumes, façon fala­fel, base blé, et enfin Beyond Meat. À l’ex­cep­tion du Beyond, les pat­tys sont faits mai­son. Un bon point à l’heure où trop d’a­dresses rem­placent leurs steaks par du Beyond Meat™️©️.

Le reste de la carte est moins varié. Seulement 2 sides dif­fé­rents (salade ou patates gre­nailles) et 2 des­serts (cake cho­co noix ou graines de chia coco). On regrette l’ab­sence de frites, mais c’est peut-être pas une mau­vaise chose.

Avec à peine 10 places assises, le lieu pour­rait rapi­de­ment sen­tir la fri­ture grasse. Un coup à ce que ça imprègne tes vête­ments et te suive le reste de la jour­née. Mais n’empêche, un bur­ger sans frites…

Le burger

J’ai tes­té le Trunks (en pho­to) et le Namek. De façon assez per­tur­bante, le Trunks est vert et orange : il faut s’y prendre à deux fois pour réa­li­ser que c’est pas un namek.

À l’in­té­rieur, un pat­ty brun et grillé façon “viande”, une feuille d’é­pi­nard en guise de salade, de la carotte éffi­lée mais vrai­ment, une tranche de faux­mage, un confit d’oi­gnons et de la moutarde.

C’est bon, sans être le truc du siècle. Le pain est frais, le steak est sym­pa. Pas de doute, je suis content d’être là, mais je suis pas en mode “Faut que tout le monde teste ça”. Ni embal­lé, ni déçu. À l’oc­case, je repas­se­rai tes­ter les autres bur­gers, mais à l’oc­case pas plus.

Pour com­pa­rer, c’est moins sexy que Burger Theory (dont j’a­vais par­lé sur Twitter), mais 100 000 fois mieux que Gaby (dont je com­prends PAS la note Happy Cow, sauf s’il a TOUT chan­gé depuis mon pas­sage).

Après avoir tes­té le Namek (pas le même jour, hein), je vois mieux ce qui cloche. Vegeta coupe trop gros. Les pickles du Trunks et les cham­pi­gnons du Namek ne sont pas assez fins. Ils donnent un aspect mal dégros­si au bur­ger et on bute des­sus en mâchant.

Je fais pas la chro­nique du Namek, mais c’é­tait bien. Et les oignons frits crous­tillants notam­ment : toutes les recettes n’en font pas bon usage, mais là oui.

L’accompagnement

Franchement, j’au­rais vou­lu des frites. En plus les gre­nailles, si c’est pas grillé avec du beurre, tu perds 90% de l’in­té­rêt. Donc pas les meilleurs gre­nailles que j’ai jamais man­gées. Et comme les sauces étaient indus’ et en conte­nants indi­vi­duels jetables, j’ai même pas pris de sauce.

Notez de GIMPage de génie.

Le prix

À presque 13 € le menu { bur­ger + side + bois­son } et à 14,9 € en ajou­tant un des­sert, je trouve ça un peu cher, sur­tout à empor­ter. On n’est pas sur des pro­duits bio, on n’a pas un cadre déli­rant…. Avec 2–3 € de moins par menu, ça col­le­rait mieux à la qua­li­té perçue.

Après, la dif­fé­rence entre leurs bur­gers mai­son et celui Beyon Meat n’est pas énorme niveau prix. Ça m’é­ton­ne­rait pas que la pré­sence d’un Beyond sans sur­coût indi­vi­duel les conduise à aug­men­ter leurs tarifs de tout le reste pour com­pen­ser. Mais c’est juste une hypothèse.

Le zéro déchet

Pas glop. Tout est four­ni par défaut avec du jetable. Passons sur le papier autour du bur­ger, le car­ton autour du side et la ser­viette en papier : c’est naze, mais on a l’ha­bi­tude. Les sauces et le sel en doses indi­vi­duelles jetables, là par contre c’est évi­table facilement.

D’autant que la pou­belle à deux bacs n’est pas par­lante : “déchets” ou “recy­clable”. Le car­ton et le papier pleins de gras : recy­clage ou pas ? Et pour le verre, j’en fais quoi ? Les endroits cools réduisent les déchets.

Bilan

Pas déçu mais pas embal­lé. Enfin si, trop embal­lé : je n’y retourne qu’en pré­ci­sant que j’ai pas besoin de ser­viette, de dosette de sauce, de sac à empor­ter, etc.

Coté posi­tif, on appré­cie une offre variée (4 bur­gers, 4 pat­tys !) qui mise au 3/4 sur du fait mai­son. Un excellent choix à l’heure où tout le monde s’é­quipe en steaks stan­dards iden­tiques impor­tés des États-Unis.

Jeu bonus

En t’ap­puyant uni­que­ment sur la qua­li­té des images et du post, sau­ras-tu déduire si cette chro­nique a été réa­li­sée en pré­sence de ma copine et de son appa­reil pho­to ? Tu as trou­vé la réponse ? Envoie “#GOGETA” à @burgervege (sur Masto ou sur Twitter, OSEF) et reçoit un emo­ji en cadeau.